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Entre 2 caisses ou Entre deux qu’est-ce ? Ça s’intitule « Sous la peau des filles » et c’est l’histoire de quatre gars qui deviennent des (voix de) filles le temps d’un spectacle. À une ou deux exceptions près, dont la chanson d’ouverture des défunts Wriggles, « Le Goût des filles », ce sont ces dernières qui ont écrit tous les textes entendus ici, du Quartet Buccal, Melismell ou Claire Diterzi à Brigitte Fontaine, Anne Sylvestre, Michèle Bernard (qui a expressément offert « Sous la peau des filles ») et Juliette, la « Patronne » de « L’Éternel féminin », qui a mis en scène les quatre « chantistes », assistée par Leïla Cukiermann, l’ancienne directrice du Théâtre Antoine Vitez d’Ivry, où le spectacle aura joué quatre soirs à guichet quasi fermé. Normal, le public est aux anges, entre l’humour bien connu du quatuor et davantage ici sans doute par l’émotion qu’il distille, en chœur (toujours très impressionnant) comme à travers l’humaine fragilité de chacun de ses membres. On découvre, on redécouvre telle ou telle chanson, on se demande parfois pourquoi ils l’ont choisie, mais surtout, mais d’abord, on est surpris, conquis, emballés par ce moment vocal, instrumental, sensible qui invite chacune et chacun à s’interroger sur sa vision réelle de plus de la moité de l’humanité.

Daniel Pantchenko